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L’Équateur est confronté à un « conflit armé interne » avec les bandes de trafiquants de drogue

Un plateau de télévision est le théâtre de tirs en direct, des gardiens de prison ou des policiers sont pris en otage, les écoles et les magasins sont fermés. Depuis dimanche 7 janvier, l’Équateur est confronté à un « conflit armé interne » avec les bandes de trafiquants de drogue.

Le troisième jour de la crise sécuritaire a été marqué par la publication d’un décret le mardi 9 janvier 2024, du président Daniel Noboa, âgé de 36 ans, qui a donné l’ordre de mobiliser et de faire intervenir les forces armées et la police nationale, dans le but de préserver la souveraineté et l’intégrité nationale face au crime organisé, en réponse à la crise qui perdure depuis dimanche 7 janvier.

Après avoir été élu en novembre avec pour objectif de rétablir la sécurité, il a décrété lundi l’état d’urgence pour une durée de 60 jours dans tout le pays, au lendemain de l’évasion de « Fito », un chef de gang redoutable.

Le pays a connu une augmentation de 800 % des assassinats dans les rues ces cinq dernières années. Diverses mutineries et prises en otage de gardiens ont eu lieu dans plusieurs établissements pénitentiaires, relayées par des vidéos effrayantes diffusées sur les réseaux sociaux, face aux hommes masqués armés de couteau.

Mardi, des nouvelles vidéos ont révélé l’exécution d’au moins deux gardiens, aux moyens de méthodes différentes : l’arme à feu et la pendaison.

Le plateau d’une télévision publique à Guayaquil a été pris pour cible par des hommes armés mardi. Après avoir pris en otage des journalistes et des employés de la chaîne, les forces de l’ordre sont intervenues pour les libérer.
D’après les informations de la police, personne n’a été tué ou blessé lors du raid et treize assaillants ont été interpellés. Les images qui circulent sur les réseaux sociaux, difficiles à vérifier, donnent l’impression que certaines localités sont en proie à un chaos grandissant suite à des attaques au cocktail Molotov, des voitures incendiées et des tirs au hasard sur des policiers ont été observés, provoquant des scènes de panique.

Le gouvernement a pris la décision mardi soir de fermer toutes les écoles du pays jusqu’à vendredi.

L’Équateur, avec ses 18 millions d’habitants, était autrefois un havre de paix, mais il est maintenant ravagé par la violence à cause de son rôle de principal point d’exportation de la cocaïne produite au Pérou et en Colombie.

Entre 2018 et 2023, le nombre d’assassinats perpétrés dans les rues a augmenté de 800 %. En 2023, il y a eu 7 800 homicides enregistrés et 220 tonnes de drogues saisies.

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