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Réchauffement climatique : la cause des conditions météorologiques extrêmes

Ne nous voilons plus la face. Le monde a été témoin d’une série de catastrophes naturelles, telles que des incendies de forêts, inondations, vagues de chaleur et sécheresses, au cours de ces dernières semaines. Des mots décrivant l’ampleur des calamités, tels que « record », « une fois tous les cent ans », « une fois en mille ans »… sont apparus beaucoup dans les médias internationaux.
À titre d’exemple, dans l’État de l’Oregon aux États-Unis, le feu de forêts, qui a duré des semaines lors d’une vague de chaleur record, s’est propagé à une superficie de plus de 1 554 kilomètres carrés, enveloppée de brume. Pendant ce temps, le bilan des terribles inondations dans les pays d’Europe occidentale, dont l’Allemagne et la Belgique, est passé à plus de 180 morts. La ville de Zhengzhou, dans la province du Henan en Chine, vient également de subir « une fois en mille ans » de super fortes pluies. De plus, plusieurs endroits de la ville russe de Sotchi ont été inondés pour la deuxième fois ce mois-ci-par des pluies diluviennes. Des pluies torrentielles en Inde ont provoqué des inondations et des glissements de terrain, tuant au moins 125 personnes, tandis que des périodes de sécheresses prolongées accablent l’ouest de l’Amérique du Nord et le Pakistan.

Qu’en pensent les scientifiques ?

« […] Nous sommes un peu choqués par ce que nous voyons. Il y a eu un changement significatif dans la fréquence des événements météorologiques extrêmes » : propos du Professeur Chris Rapley de l’Université de Londres. En effet, l’évaluation par les climatologues de la gravité des événements météorologiques récents va « au-delà de l’échelle » prédite par les modèles climatiques, même si le réchauffement climatique a également été pris en compte.
De son côté, le professeur Asit K. Biswas de l’Université de Glasgow, l’un des plus grands experts mondiaux de la gestion de l’eau et de l’environnement a, lui, affirmé que les récents événements météorologiques qui ont prévalu dans la Sibérie, à l’ouest des États-Unis, au Canada, ainsi qu’en l’Europe et maintenant en Chine et en Inde sont tous dus au réchauffement climatique.
Les gaz à effet de serre rendent la Terre de plus en plus chaude. Par exemple, en juillet, le Centre national du climat chinois a déclaré que la température moyenne pour les six premiers mois de 2021 était à son plus haut niveau depuis 1961 et 1,2 degré Celsius au-dessus de la normale.
« Nous assistons à des températures élevées que nous n’avons pas vues au cours des dernières décennies. Un problème majeur causé par le réchauffement climatique est que les événements météorologiques extrêmes, tels que les inondations et les sécheresses deviennent de plus en plus graves et fréquents. Nous devons nous préparer à des événements météorologiques sans précédent dans l’histoire », a déclaré Prof. Biswas.

Solutions adaptatives

Comment les pays peuvent-ils réagir à de tels événements météorologiques extrêmes ? “La crise climatique ne peut être évitée, nous devons nous adapter.” Selon le Prof. Biswas, les pays ont besoin d’une bonne planification urbaine. Une attention particulière devrait être accordée à la manière d’améliorer les systèmes adaptatifs et d’atténuer les impacts afin de minimiser les pertes sociales et économiques dans les années à venir. “Ce sera une tâche difficile, mais il faut s’y mettre”, a déclaré Biswas.
Pour lutter contre les inondations, les villes européennes ont eu des initiatives telles que la construction en hauteur, la construction intelligente ou les parcs à éponges. En conséquence, les Pays-Bas renforcent la protection des digues le long de la côte, verdissent les berges, transforment les garages, parcs et jardins en réservoirs temporaires lorsque le niveau de l’eau monte.
Dans la ville de Manchester au Royaume-Uni, West Gorton Park est conçu comme un « parc à éponges » qui aide à prévenir les inondations en absorbant l’eau de pluie et en la libérant lentement dans les systèmes des drains au lieu de se précipiter en même temps.
Pendant ce temps, la ville de Dubaï aux Émirats arabes unis – où les températures estivales atteignent les 50 degrés – se fie dorénavant à une méthode, préalablement testée, d’utilisation de drones pour faire de la pluie artificielle.
Source : AFP
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