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ÉDITORIAL : Assurer la sécurité alimentaire des Mauriciens

Le Parlement a voté, hier, une loi visant à renforcer la sécurité et la qualité des aliments disponibles à Maurice. La Food Act remplace ainsi l’ancienne loi, avec une modernisation de ses provisions, tout en donnant plus de force au cadre juridique. Dans un contexte socioéconomique très volatile et instable sur le plan mondial, impacté par la pandémie de la Covid-19, par la guerre en Ukraine et par le changement climatique, entre autres, le gouvernement vient soutenir et réconforter les Mauriciens dans leur droit d’avoir une alimentation saine et sécurisée.

La sécurité alimentaire, c’est quoi ?

La sécurité alimentaire, c’est quoi ? C’est le fait de permettre au citoyen d’avoir un accès physique et financier à une nourriture de qualité et en quantité suffisante, tout en respectant ses us et coutumes, pour lui permettre d’avoir une vie saine et active. Se nourrir est un droit fondamental. Bien se nourrir améliore la santé et le bien-être du citoyen. Elle permet à notre société de progresser et de vivre mieux. C’est pourquoi il est important que les autorités s’assurent de la qualité des aliments et à leur sécurité à tous les niveaux de la chaîne alimentaire.

Outre l’aspect sécuritaire, il est important que les autorités veillent aussi à ce que les plus vulnérables de la population, les plus démunis, ne sombrent pas dans l’insécurité alimentaire. À Maurice, le gouvernement a compris cela. Par exemple, le Budget 2022-23 fait la part belle au social, avec l’accent mis sur la protection de nos citoyens les plus vulnérables. Les prestations et aides sociales, le salaire minimum, la construction de logements abordables, l’éducation inclusive, la démocratisation du transport public, le contrôle des prix et les subsides de l’État sur certains produits de base, sont autant de mesures prises par les autorités gouvernementales pour consolider, notamment, la sécurité alimentaire des Mauriciens.

Le Budget 2022-23 fait la part belle au social, avec l’accent mis sur la protection de nos citoyens les plus vulnérables.
Nous le voyons ces jours-ci, surtout avec les conséquences de la guerre en Ukraine : les prix de certains produits alimentaires prennent l’ascenseur. Cela va ajouter plus de stress sur le budget familial. C’est pourquoi, outre le renforcement de la sécurité, nous devons aussi revoir nos habitudes alimentaires. Nous savons tous que l’île Maurice est championne du monde, bien malgré elle, dans la catégorie des maladies cardiovasculaires, du diabète, de l’hypertension artérielle, et de tant d’autres. Il serait temps de changer notre façon de nous alimenter.

Revenir à des nourritures plus saines, moins riches en sel, en huiles et en matières grasses, est plus que nécessaire. Il faudrait aussi diminuer notre dépendance au fast-food, cette restauration rapide bonne pour le palais mais si mauvaise pour notre santé. Au-delà de l’augmentation des prix concernant la restauration rapide, les qualités nutritionnelles de cette malbouffe vendue librement sur le marché ne sont souvent pas contrôlées. 

La Food Act vient recadrer toutes ces lacunes et beaucoup d’autres. Bien sûr, il ne faut pas persécuter les opérateurs du secteur, petits comme grands, mais ils doivent comprendre que la santé de la population n’est pas à prendre à la légère. Promouvoir de meilleures habitudes alimentaires doit devenir un réflexe chez les Mauriciens. L’avenir du pays en dépend.

Sunil Gohin : CEO – Wazaa FM & Inside News

ÉDITORIAL : Assurer la sécurité alimentaire des Mauriciens

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