17 ans et enceinte d’un Bangladais : « Ma mère me force à avorter »

L’incitation à l’avortement est connue comme une violence faite aux femmes. Confrontées à une grossesse imprévue, non désirée, nombre de femmes, surtout les plus jeunes, subissent harcèlement et pressions pour y mettre fin à travers la méthode médicamenteuse. C’est le cas de Manon (nom fictif), une ado de 17 qui s’est retrouvée enceinte d’un Bangladais âgé de 30 ans. Elle a dénoncé sa mère.

Tout a commencé lorsqu’elle a pris de l’emploi dans une entreprise opérant à Curepipe il y a à peine un an. Manon se lie d’amitié à un de ses collègues, un Bangladais, qui est en poste à Maurice. Cette relation amicale devient une idylle, et celle-ci se transformera en une liaison amoureuse jusqu’à l’annonce d’un confinement national. Les deux tourtereaux ne pouvant plus rester éloignés, Manon choisit de s’installer chez le trentenaire. Et le 5 avril, elle apprend qu’elle est enceinte.

Ses parents sont-ils au courant ? Il semblerait que oui, mais la communication reste floue entre les parties concernées jusqu’à ce que le père se décide de prendre les taureaux par les cornes. On est alors le 12 avril. Ce jour-là, Manon retourne à la maison pour récupérer des effets personnels et entend, par la même occasion, annoncer la nouvelle à sa mère.

Cependant, les choses ne se sont pas passées pas comme prévu pour la jeune fille. Elle se heurte à une mère remontée et inquiète à la fois.

Pour avoir le cœur net, la maman de Manon lui demande de l’accompagner chez un médecin du privé pour un examen médical, qui confirmera une grossesse d’un peu plus d’un mois. Après discussions, le médecin fait une prescription et recommande qu’elle prenne huit pilules abortives, dont le nom commence par C., pour qu’elle mette un terme à la grossesse.

Furieuse, Manon s’oppose à cette option. Car, pour elle, il n’est pas question d’avorter, elle ne veut pas interrompre sa grossesse. « Ma maman m’a forcé à avorter », affirme-t-elle dans une déposition consignée au poste de police de Curepipe. Elle raconte que sa mère a insisté pour qu’elle prenne les pilules, elle a refusé et les autorités étaient la seule option qui s’offrait à elle pour poursuivre sa grossesse.

Manon a été redirigée par la police au Child Development Unit (CDU). Son père l’avait accompagné pour porter plainte contre la maman qui, pour sa part, a été arrêtée et relâchée sur parole.

17 ans et enceinte d’un Bangladais : « Ma mère me force à avorter »

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