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Nouveau bureau politique : la guerre froide s’intensifie au sein du Parti travailliste

Plus que jamais, le Parti travailliste se voit divisé avec la nomination du nouveau bureau politique dans l’après-midi du lundi 12 septembre. Le changement tant attendu par l’équipe ” Gen Next ” ne s’est jamais produit. Le leader du PTr, Navin Ramgoolam, a choisi la vieille garde au lieu du renouveau et de la rupture tant annoncés depuis plusieurs années.

Au final, une illusion de changement de façade pour calmer le jeu politique. Que voyons-nous ? Cinq postes de vice-présidents du parti pour faire un jeu politico-castéiste, en nommant Suren Dayal, Satish Faugoo, Anil Bachoo, Rajesh Jeetah et Shakeel Mohamed. Il y aussi le grand désarroi d’Arvin Boolell, qui ne reçoit même pas le poste de ” Deputy leader “.

L’absence du député Shakeel Mohamed lundi, à Phoenix, n’est pas passée inaperçue non plus, tout comme l’humiliation d’Osman Mahomed, qui se retrouve parmi ceux qui sont laissés sur la touche. On note aussi la frustration grandissante des ‘die hards’ travaillistes, comme celle de l’ancien ministre Tassarajen Pillay ou encore celle de Rajen Narsinghen. Ils ne sont pas dans le nouveau BP rouge au détriment de ceux qui ont été expulsés du parti et qui retournent au bureau politique, comme Raj Pentiah, par exemple.

Dans les coulisses, on parle d’une guerre froide déclarée, avec une énième humiliation pour Arvin Boolell qui pour beaucoup au sein de l’establishment travailliste mérite amplement le titre de Deputy leader du PTr. Claque ultime, Navin Ramgoolam a laissé entendre qu’il décidera en temps et lieu qui mériterait ce poste de Deputy leader. Comme-ci il n’y avait personne de méritant…

On note aussi que Dhaneshwar Damry, qui était considéré comme éventuel secrétaire général du PTr, a été laissé sur la touche au détriment du député Ritish Ramful dont le beau-père n’est autre que le nouveau président d’honneur du parti, en l’occurrence Kailash Purryag. Et dire que le Parti travailliste parlait de deal ‘Papa-Piti’ ! Chez eux, c’est plutôt le deal ‘beau-père-gendre’ qui marche.

C’est ça la rupture dont parle Navin Ramgoolam à longueur de journée ? Une rupture où on prend les mêmes et on recommence pour 2024…

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