Opinions

Début de 2023 : éducation, eau et économie en évidence

Cette semaine a vu la reprise des activités majeurs du pays. L’éducation a fait sa rentrée, malgré un avis de fortes pluies mardi. L’année scolaire reprend son cours normal, comme avant la Covid-19. Nous faisons aussi face à une pénurie d’eau car les pluies d’été tardent à venir et nos réservoirs affichent grise mine. Cette année 2023 sera aussi celle de la renaissance économique, celle de la relance de la machinerie grippée durant les deux années de Covid. Nous avons aussi célébré vendredi les 250 d’existence de la presse mauricienne, une presse qui est en constante mutation, développement technologique oblige. Voyons quelques extraits des billets d’opinion de cette semaine.

***

L’éducation reste un des piliers majeurs du développement. C’est le moteur qui dicte le rythme de progression ou de régression d’une société. C’est pourquoi il est important que la population mauricienne comprenne l’importance de l’éducation, qu’elle soit académique, professionnelle, formelle ou informelle. Un enfant éduqué convenablement aura toutes les chances de percer et de s’implanter fermement dans la société dans laquelle il vit. Une bonne éducation permet aussi de faire tomber les barrières autour de soi. Elle permet à la personne qui possède connaissances et capacités cognitives de bouger vers d’autres pays, d’autres sociétés ; de vivre d’autres aventures et de connaître de nouvelles expérience.

***

Le Mauricien croit toujours qu’il n’est pas directement concerné par la gestion saine de nos ressources en eau ou par le gaspillage de ce précieux liquide. Il croit que c’est au seul gouvernement de se préoccuper de cela. Et bien sûr, pour se donner bonne conscience, le Mauricien va critiquer le gouvernement (tous les gouvernements qui se sont succédé aux affaires du pays d’ailleurs) dès que l’eau arrive à manquer chez lui. Il est temps de changer cette mentalité. La gestion de l’eau est l’affaire de tous les Mauriciens. En attendant les pluies diluviennes et autres cyclones, faisons un geste pour le pays. Arrêtons de gaspiller l’eau.

***

Si nous voulons nous donner les moyens de réussir l’année 2023, si nous voulons vraiment que Maurice renaisse et refleurisse sur tous les plans, tous les Mauriciens doivent s’y mettre. Pas seulement le gouvernement. Cessons de nous focaliser sur la chose politique et mettons l’accent sur le développement humain et social, sans aucune distinction. Les politiciens, surtout ceux qui sont dans l’opposition et qui n’ont aucun rôle majeur dans le développement du pays, sont là pour faire leur show. Ce show ne doit plus occulter les réalités quotidiennes des Mauriciens. Réapproprions notre avenir et travaillons pour le bien-être de l’ensemble de la population. Si cela passe par le soutien du gouvernement et du secteur privé, tant mieux. Le « Feel Good Factor » dépend de notre bon vouloir à tous. Travaillons à son maintien.

***

De nos jours, le métier de journalistes ne se limitent plus aux professionnels du genre mais s’est ouvert aux citoyens en général. Nous vivons désormais à l’ère du journaliste-citoyen qui, smartphone à la main, transmet l’information à tout le monde, amis ou inconnus, rien qu’en faisant bon (ou mauvais) usage d’Internet. Ce qui fait que personne n’est à l’abri de la désinformation ou de la fausse information voire des infox ou autres « fake news ». D’où sûrement l’importance du journaliste professionnel qui veille toujours sur la véracité et la pertinence de ses informations. 250 ans après l’apparition du premier journal mauricien et malgré un monde de la communication en constante évolution, la presse locale a, espérons-le, encore de beaux jours devant elle.

Sunil Gohin

CEO de Wazaa FM et d’Inside News

Related Posts

1 of 14