Les droits des pères laissés-pour-compte

« Il n’y a pas assez de programmes de conscientisation concernant les droits des papas » : propos de Darmen Appadoo, président de l’association SOS Papa. Si pour les femmes, il y a plusieurs associations qui militent pour elles, pour les hommes, tel n’est pas le cas.

Darmen Appadoo considère qu’aux yeux de la société, ce sont seules les femmes qui sont victimes de violences conjugales. D’ailleurs, explique-t-il, c’est l’une des raisons pour laquelle, les hommes hésitent à porter plainte pour violence conjugale. « Ils ont peur d’être rejetés ou d’être sujets de critiques ou de moqueries de la part des autorités et même des avocats.»

La Protection Against Domestic Violence Act est censée protéger les femmes, mais également les hommes. Cependant, elle est discriminatoire à l’égard des hommes, insiste Darmen Appadoo. Il souhaite qu’un jour, le portefeuille du ministère de l’Egalité des Genres soit confié à un homme. « Cela afin que ce dernier puisse prêter une oreille attentive aux demandes, doléances et autres récriminations des hommes.»

L’objectif de SOS Papa, rappelle-t-il, est de faire entendre la voix des papas, car beaucoup d’entre eux ne connaissent pas leurs droits lorsqu’ils sont persécutés par leurs épouses, conjoints ou compagnes. Rappelons que de janvier à juin 2018, plus d’une centaine de plaintes ont été déposées par les hommes pour violence conjugale.

Les droits des pères laissés-pour-compte

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