L’Afrique Sub-saharienne serait à la veille d’une crise de la dette

L’Afrique Sub-saharienne serait à la veille d’une crise de la dette
Le coût des developpements infrastructurels peserait lourd sur la dette des pays africains

De nombreux pays d’Afrique sub-saharienne seraient sur le point de faire face à une crise de la dette majeure. 40% des pays de cette partie de l’Afrique pourraient, en effet, entrer dans une période crise liée à leur dette publique, selon l’Overseas Development Institute.

Une importante conférence sur la dette a lieu, cette semaine à Londres. La Chine serait un des acteurs majeurs de cette situation, selon les analystes. Les grands travaux infrastructures seraient trop onéreux, pesant négativement sur la dette publique de nombre de pays de cette région.

Actuellement, la dette extérieure des pays africains s’élève à quelque USD 417 milliards. Il est estimé que quelque 20% de cette somme concerne des dettes contractées auprès de la Chine, que ce soit des prêts commerciaux ou d’Etat. Ceci fait ainsi de la Chine le plus important débiteur de l’Afrique. 35% de cette dette a été contracté auprès d’institutions internationales telles que la Banque mondiale.

En 2015, la China – Africa Initiative de l’Université John Hopkins avait identifié 17 pays africains exposés à des dettes risquées auprès de la Chine. Ces pays, selon la China-Africa Initiative seraient potentiellement incapables de rembourser ces emprunts. Trois d’entre eux, en l’occurrence Djibouti, la République du Congo et la Zambie seraient les plus exposés au risque de surendettement lié à ces emprunts chinois. En 2017, la dette de la Zambie s’élevait à USD 8,7 milliards, dont 6,4 milliards à la Chine. Pour Djibouti, 77% de sa dette provient de prêteurs chinois.

L’Afrique Sub-saharienne serait à la veille d’une crise de la dette

 

Plus de trente ans d’expérience dans la presse. Il est le bras droit de Krsna Coopoosamy et occupe le poste de Rédacteur en Chef-adjoint. Il aime le sport, la lecture et le cinéma.