Indiscipline scolaire et châtiment corporel, quels effets sur les élèves ?  

Une éducation sans punition corporelle: c’est dans la finalité le voeu des autorités pour l’avancement et le développement de l’Education à Maurice. Cela est crucial pour que les enfants puissent s’épanouir dans des conditions saines. En vertu de la clause 13(4) de l’« Education Regulations Act » de 1957, il est stipulé : « No corporal punishment shall be inflicted on any pupil in any school ». Ainsi, il est explicite que les châtiments corporels sont interdits dans les établissements scolaires.

Le gouvernement mauricien, signataire de plusieurs Conventions internationales sur les Droits Humains, les Droits de l’Enfant, la Violence, entre autres, est venu avec cette législation d’interdire et de condamner les punitions corporelles après plusieurs plaintes des élèves. Certains sont giflés alors que d’autres subissent des humiliations. Ainsi, les châtiments ont été interdits dans les milieux scolaires. Toutefois, aucune mention n’est faite dans les foyers et centres pénitentiaires.

« La punition corporelle comprend les blessures physiques infligées aux enfants. Toutefois, la loi ne fait aucune mention des afflictions émotionnelles. La stigmatisation y joue un grand rôle », soutient le psychologue Satyen Beedass Cet aspect des choses passe souvent inaperçu, indique-t-il..

« Il est malheureux de constater que certains enseignants subissent des pressions de diverses sources et viennent les transmettre  sur les élèves. Dans d’autres contextes il y a certains élèves qui défient l’autorité des enseignants. Ces deux cas résultent à des punitions aux élèves, » explique le psychologue.

Or, ces punitions peuvent bouleverser, voire traumatiser un enfant à un degré élevé. « Une fulmination de la part de l’enseignant peut  mener à deux choses », explique-t-il, « l’enfant peut se rasséréner, alors qu’il peut même devenir plus rebelle. » Satyen Beedassy explique davantage qu’utiliser des termes  tels que,  « incompétent, nul, ignorant et autres » peuvent provoquer à un manque de confiance en soi et à un faible estime de soi..

De plus, ces stigmatisations sons susceptible d’ériger une barrière entre  l’enseignant/ le pédagogie. Cela peut provoquer chez l’enfant un sentiment d’ intimidation et de pression.

Dans ces cas, il est important d’encadrer les pédagogues. « Des valeurs doivent être enseignées dans les établissements pour qu’il y ait un respect mutuel, entre les instituteurs et les élèves. Ainsi, les systèmes doivent être revus pour une nouvelle approche, » avance le psychologue.

Les enfants voulant tirer au clair tout cas de violence physique  peuvent appeler sur les numéros suivants ; 113 pour le Child Development Unit (CDU) et 117 pour l’Ombudsperson for Children.

Indiscipline scolaire et châtiment corporel, quels effets sur les élèves ?

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