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Ponniyin Selvan : un spectacle grandiose par le réalisateur de Dil Se et Raavan

L’un des plus grands cinéastes du Sud de l’Inde, Mani Ratnam, se lance dans un projet ambitieux en adaptant le best-seller Ponniyin Selvan en un long-métrage en deux parties. Ponniyin Selvan: Part One, sorti sur les écrans indiens et dans plusieurs pays le 30 septembre, est déjà un succès colossal au box-office mondial. Le film tourné en tamoul a été doublé en hindi, télougou et d’autres langues. Le deuxième volet sortira en 2023.

Le scénario est le fruit d’une adaptation des romans signés Kalki Krishnamurthy, d’abord publiés en série dans les années 1950 dans le magazine tamoul Kalki avant d’être traduits dans d’autres langues, dont l’anglais. Les livres étaient basés sur le grand souverain Raja Raja Chola (Chola, roi des rois), qui a étendu son empire de l’actuel Tamil Nadu jusqu’au nord du Ganges.

Le projet d’adapter l’œuvre de Kalki Krishnamurthy, considéré comme l’un des plus grands chefs-d’œuvre de la littérature tamoule est un vieux rêve de Mani Ratnam, l’auteur de Roja, Bombay ou encore Nayakan, tournés en langue tamoule, mais aujourd’hui considérés comme des classiques du cinéma indien.

Le film, qui a coûté environ 70 millions de dollars, raconte l’ascension au trône de Ponniyin Selvan, alors que son père, le roi malade, se retire des fonctions royales. Le royaume est pris dans des intrigues de palais et un coup d’État imminent. Des membres rivaux du clan royal complotent pour usurper le trône et des rois ennemis organisent des assassinats.

Mani Ratnam est connu pour le soin qu’il apporte à l’aspect visuel de ses films. Avec Ponniyin Selva, il atteint un nouveau sommet. La photo signée Ravi Varman (Anniyan, Barfi!), les décors, les costumes et les effets spéciaux sont d’un niveau digne des plus gros blockbusters américains. Au niveau des dialogues, le cinéaste renoue avec le dialoguiste et critique littéraire B. Jeyamohan, qui avait déjà travaillé sur Kadal en 2013. Le côté tragique des écrits de Kalki Krishnamurthy trouve ici tout son éclat.

Si le film respecte son quota de batailles, Mani Ratnam n’est cependant pas du genre à verser dans le spectaculaire façon RRR ou Baahubali du réalisateur SS Rajamouli. Ici les intrigues politiques, les coup bas et jeux de pouvoirs sont au cœur du récit. Comme dans les tragédies shakespeariennes, Ponniyin Selvan nous présente des personnages avec des conflits intérieurs qui pensent pouvoir influencer la grande Histoire par leurs actions.

Enfin, comment ne pas citer la musique envoûtante signée par le compositeur A.R. Rahman (oscarisé pour Slumdog Millionaire), qui a déjà travaillé avec Mani Ratnam sur Dil Se, Raavan et O Kadhal Kanmani. La bande-originale du film est en tout point admirable avec six chansons en tamoule, qui sont reprises en d’autres langues, dont l’hindi et le télougou.

Ce nouveau film de Mani Ratnam est au final un enchantement visuel réussi, avec des acteurs au sommet de leur talent, mais aussi une histoire prenante qui retient l’attention du spectateur du début à la fin.

Ponniyin Selvan: Part One. Film adventure indien de Mani Ratnam (2022). Avec Vikram, Jayam Ravi, Karthi, Aishwariya Rai Bachchan, Trisha Krishnan. Durée : 2h47 min.

Ponniyin Selvan : un spectacle grandiose par le réalisateur de Dil Se et Raavan

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