ActualitésFeatured

Réforme de l’industrie sucrière : la Banque Mondiale préconise six scénarios de réduction des effectifs

L’analyse de la compétitivité modélise six scénarios de réduction des effectifs du secteur pour tenir en ligne de compte de la possibilité qu’aucun des changements recommandés ne soit réalisable. C’est ce que préconise le Rapport de la Banque Mondiale sur la Réforme de l’Industrie sucrière, rendu public, hier, samedi, 5 février, par le ministre de l’Agro-Industrie et de la Sécurité alimentaire, Maneesh Gobin.

Dans ses principales conclusions, le rapport soutient que bien que la plupart des scénarios de réduction des effectifs du secteur sucrier montrent des pertes, deux montrent une bonne probabilité de profits au cours de la prochaine décennie. Leur viabilité repose sur la focalisation du secteur de la canne à sucre pour la production et l’exportation de sucres spéciaux.

“These scenarios were modeled without any additional policy changes like the ones mentioned in the previous paragraph. Yet, the fact that only a few scenarios present a positive outlook entails that there needs to be a “managed” downscaling of the sector to ensure its focus on specialty sugar production, while ensuring appropriate support levels for the transition of farmers and workers to other activities”, écrivent les auteurs du rapport. 

Il est soutenu par une myriade d’institutions publiques, privées et de la société civile, et s’appuie sur cinq sous-secteurs le long de sa chaîne de valeur : les planteurs, les meuniers, les raffineries, les producteurs d’électricité indépendants et les distilleries.

Il est précisé que le secteur de la canne à sucre “est un secteur important et fortement interconnecté dans l’économie mauricienne.” Il est soutenu par une myriade d’institutions publiques, privées et de la société civile, et s’appuie sur cinq sous-secteurs le long de sa chaîne de valeur : les planteurs, les meuniers, les raffineries, les producteurs d’électricité indépendants et les distilleries.

Depuis les années 1990, des efforts importants ont été déployés pour transformer le secteur de la canne à sucre, en augmentant la productivité et en diversifiant les sources de revenus du sucre brut à la production de plusieurs types de sucre, de bagasse et de mélasse. “Cependant, les politiques et programmes publics visant à améliorer la compétitivité du secteur de la canne à sucre n’ont pas été pleinement mis en œuvre et ont été contrés par la baisse des prix du sucre au niveaui international, la suppression de l’accès préférentiel au marché de l’UE et l’augmentation des coûts de production nationaux”, souligne le document. 

Il est révélé que depuis 2006, une moyenne de 2 000 hectares de terres ont été enlevées de la production de canne à sucre chaque année, soit un taux de déclin annuel de 3,1 %.

Des campagnes agricoles de 2005 à 2019, le prix ex-syndicat du sucre a baissé de 30 % tandis que les coûts de la main-d’œuvre ont augmenté de 62 % depuis 2010. Cel’a d’autant plus que le secteur mauricien de la canne à sucre étant fortement dépendant des exportations, avec plus de 90 % de la production de sucre commercialisée à l’étranger.

Il est révélé que depuis 2006, une moyenne de 2 000 hectares de terres ont été enlevées de la production de canne à sucre chaque année, soit un taux de déclin annuel de 3,1 %. Cela a contribué à une baisse annuelle de 2 % de la production de canne à sucre, ce qui a inévitablement entraîné une baisse de l’activité de broyage. 
Au rythme actuel de déclin, en supposant qu’aucune mesure n’est prise pour améliorer la compétitivité de l’industrie, les opérations de broyage cesseraient entre 2030 et 2037 dans un scénario pessimiste. Cela souligne “l’extrême urgence de mesures stratégiques pour améliorer la compétitivité du secteur”, maintient le rapport.

Réforme de l’industrie sucrière : la Banque Mondiale préconise six scénarios de réduction des effectifs

Related Posts

1 of 1,718