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Rao Ramah : « D’ici 2023 nous espérons avoir 200 bus électriques de la CNT sur nos routes »

Visionnaire et optimiste, Rao Ramah veut redonner un nouveau souffle à la Compagnie nationale de Transport (CNT). Depuis son arrivée à la tête de la compagnie en août 2020, ce dernier a apporté une série de mesures pour insuffler une nouvelle impulsion à la CNT. Deux ans après, Rao Ramah dresse un bilan des différentes stratégies mises en place par la CNT afin d’offrir un meilleur service à ses nombreux utilisateurs. La première partie de cet entretien exclusif est à voir en vidéo sur la page Facebook de Wazaa FM, ce jeudi 24 novembre.

Rao Ramah, vous avez pris vos fonctions le 24 août 2020 à la CNT. Deux ans après, quels sont les défis que vous avez dû relever et quel en est le bilan ?

Donc, j’ai pris mon poste en août 2020 et le premier défi fut la Covid-19. Avec le confinement et les restrictions sanitaires, l’économie du pays ainsi que celui des opérateurs du transport ont connu des moments très difficiles. La pandémie a été un véritable challenge, dans le sens que nous avons dû trouver des solutions pour ne pas nous retrouver en difficulté.

Il faut savoir que la CNT opère avec 2 300 employés, mais fort heureusement nous avons pu trouver les solutions adéquates. Je dois aussi remercier le gouvernement, qui est venu avec des mesures et différents plans d’aide.

La CNT a eu à faire face à un autre défi : réhausser la qualité du service que nous offrons à nos passagers. Afin de répondre aux exigences et attentes du public, nous avons créé un nouveau portail Web, où nous recueillons les doléances, et grâce à cet outil, revoir les heures d’arrivée et la disponibilité des autobus se fait plus facilement. Le travail ne s’arrête toutefois pas en si bon chemin. Nous innovons afin de donner un service de qualité en continu.

La CNT a-t-elle un plan stratégique afin d’offrir un service de qualité au public ?

Effectivement, dans l’optique d’offrir un meilleur service aux membres du public, nous avons déjà établi un plan stratégique. Il sera question notamment de renouveler notre flotte d’autobus, car parmi les 500 bus dont dispose la CNT, certains sont très vieux. Ces véhicules ne sont plus fiables car ils peuvent tomber en panne et par ricochet, perturber les horaires.

Afin de remédier au problème, nous avons fait l’acquisition de 40 nouveaux bus ces deux dernières années. Pour certains endroits tels que Saint-Hubert, nous avons fait l’acquisition de petits vans de 15 places et aujourd’hui cette formule marche très bien. Dans certains endroits retirés où les bus n’ont pas vraiment accès, ces mini-vans viennent soulager de nombreux habitants. Nous avons débuté avec 5 vans et aujourd’hui nous en avons 19 au total.

Ces vans sont plus écologiques et leur entretien ne demande pas de sommes astronomiques comme c’est le cas pour les autobus de 50 places. Donc à la CNT ce n’est pas seulement offrir un service en temps réel mais aussi s’assurer du confort et de la sécurité des passagers.

La formule électrique fait-elle partie des plans de la CNT d’ici 2023 ?

Quand nous parlons du renouvellement de notre flotte, nous avons l’intention de nous tourner vers l’électrique d’ici 2023. La plupart de nos dépenses vont dans la réparation des vieux autobus mais aussi dans la consommation de carburant. À long terme, cela ne peut continuer. C’est pour cela que nous comptons nous tourner vers l’électrique.

Ainsi d’ici 2023, il y aura au moins 200 autobus électriques sur nos routes. Ils sont certes moins polluants, mais il y a un coût. Nous avons déjà fait la requête auprès du gouvernement et les négociations sont sur la bonne voie.

La CNT compte aussi donner la formation nécessaire aux conducteurs. Nous espérons que cette idée sera positivement accueillie par les Mauriciens.

Rao Ramah : « D’ici 2023 nous espérons avoir 200 bus électriques de la CNT sur nos routes »

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