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Hommage : nouvelle statue d’Anjalay Coopen à Vacoas-Phœnix

Hier, mardi 27 septembre, marquait le 79e anniversaire de la mort d’Anjalay Coopen (1911-1943). Martyr pour la lutte pour les droits des travailleurs dans les années 1940, son combat représente une source d’inspiration pour tous. Un hommage lui a été rendu à travers des dépôts de gerbes à la municipalité de Vacoas-Phœnix, où se trouve une stèle à son effigie, par le maire, Praveen Kumar Ramburn, les députés de la circonscription no. 15, ainsi que d’autres personnalités.

À cette occasion, le maire a annoncé qu’une nouvelle statue d’Anjalay Coopen sera érigée pour remplacer l’actuelle stèle, qui a été abîmée avec le temps. Cette nouvelle statue en béton sera fabriquée en Inde et aura le même aspect que celle qui se trouve à Port-Louis. Elle sera prête dans six mois.

Un projet qui a requis un budget de Rs 500 000, alloué par la municipalité de Vacoas-Phœnix. Un protocole d’accord a été signé à cet effet entre les différentes parties concernées. Ce projet a aussi bénéficié du soutien de la Mauritius Tamil Temples Federation et de la Vacoas-Phœnix Tamil Federation.

Figure incontournable de la lutte pour les droits des travailleurs contre les colons propriétaires des plantations sucrières, Anjalay Coopen fut abattue par balle le 27 septembre 1943 à Belle-Vue Harel.

Elle prenait part, avec d’autres travailleurs, à une manifestation pour réclamer de meilleures conditions de travail sur les plantations de canne à sucre. Elle était âgée de 32 ans et était enceinte de son premier enfant au moment de sa mort.

Anjalay Coopen va devenir par la suite un symbole très fort pour son combat pour la défense des travailleurs contre les colons britanniques et contre les propriétaires des plantations sucrières durant les années 1940. Née en 1911 dans le district de Rivière-du-Rempart, elle travaillait sur une propriété sucrière pour un très maigre salaire et des conditions de travail inhumaines.

En septembre 1943, à Belle-Vue Harel et sur la plupart des plantations sucrières, une grève éclate pour demander une hausse des salaires et des conditions de travail convenables. Le 17 septembre, la police intervient, mais le mouvement ne fléchit pas.

Le 27 septembre 1943, des centaines de travailleurs se réunissent pour une cérémonie religieuse sur la propriété sucrière de Belle-Vue Harel. Ils sont armés de bâtons et de pierres et refusent de s’en aller. La foule devient hostile et lance des pierres sur la police, qui répliquent en tirant avec des balles réelles.

La fusillade fait plusieurs blessés mais trois personnes meurent sur le coup. Elles sont Kistnasamy Mooneesamy, Moonsamy Moonien et Anjalay Coopen. Quelques jours plus tard, on recense une quatrième victime, Marday Panapen, décédée à l’hôpital de Port-Louis.

Hommage : nouvelle statue d’Anjalay Coopen à Vacoas-Phœnix

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