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Fixed penalty : respirer est un délit – plusieurs personnes dénoncent l’excès de zèle de certains policiers

« Que le Commissaire de police en appelle à certains de ses hommes qui font preuve d’un excès de zèle en ce qu’il s’agit des Fixed penalty pour le non-port du masque. »
C’est ce que demande des personnes qui se disent victimes d’avoir tout simplement ôté leur masque, pour quelques secondes seulement, histoire, soit de s’être essuyé le visage ou d’avoir bu une gorgée d’eau, en public.

Outre quelques-uns de nos collègues et confrères, les personnes âgées, handicapées, malades, aussi bien que les enfants ou adolescents, ne sont pas épargnés.
Refusant d’écouter les raisons qui, dans bien des cas, méritent d’être entendues, certains de ces policiers semblent n’avoir qu’un « quota » à rendre, confient ceux qui ont tenu à témoigner.

Notre collègue, qui en a fait les frais pour s’être essuyé le visage, explique qu’il marchait le long du trottoir pour aller prendre le bus, en fin de matinée hier, mercredi, lorsqu’il a rabaissé son masque à peine 30 secondes pour s’essuyer le visage, car il était en sueur en raison de la forte chaleur qui bat son plein.

Un policier qui venait dans la direction opposée s’est alors arrêté à sa hauteur bien qu’il avait, alors, déjà relevé son masque et qu’il poursuivait sa route, en lui annonçant qu’il venait de commettre un délit.

Ne voulant rien entendre, l’officier lui a remis sa fiche d’amende fixe (NDLR ; Rs 2 000) qu’il devra payer sous 28 jours au risque de voir le montant doubler.

Fin de semaine dernière, à Port-Louis, c’est un collégien de 14 ans et son oncle, une personne handicapée et malade, qui touche une pension, qui ont été pris en contravention par des agents qui n’ont pas pris en considération le fait que l’oncle était souffrant même lorsque ce dernier s’est évanoui sous leurs yeux, devant leur comportement brutal et excessif.

L’homme, qui ne dort plus depuis, explique que sa vie a basculé suite à une erreur médicale, il y a quelques années de cela et qu’il dépend désormais d’une pension pour vivre. Après cette tragédie, cet homme de 36 ans voit régulièrement des psychiatres et psychologues, au sein de l’hôpital public où son dossier a été référé.

Désespéré comme lui, ils en sont nombreux à demander aux autorités concernées de revoir le système concernant les sanctions pour les présumés non porteurs du masque et en appellent à la justice, car les abus de pouvoir ne cessent d’augmenter au détriment des « ti dimounn » qui, en temps normal, peinent déjà à joindre les deux bouts et qui ne sont pas, pour autant, des « hors la loi. »

Fixed penalty : respirer est un délit – certains policiers font preuve d’un excès de zèle et plusieurs personnes dénoncent

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