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Catherine Prosper : il faudrait revoir le mécanisme du « Protection Order »

La Protection from Domestic Violence Act sera amendée très prochainement suite à la mesure budgétaire pour faire des photos et autres enregistrements comme preuves recevables devant une cour de justice. Même si cette mesure apporte un véritable soulagement pour les victimes, le mécanisme autour du « Protection Order» est toujours le même.

Selon Catherine Prosper, responsable de « Linion Fam », il faudrait revoir tout le système, car à ce jour, cette «interdiction» qui doit agir comme un moyen de protection pour la femme reste qu’un simple morceau de papier. En effet, les «Breach of Domestic Violence Act sont devenues monnaie courante et les victimes sont souvent livrées à elles mêmes. « Le Protection Order n’a aucun mécanisme en lui même. La plupart du temps, les modalités ne sont pas respectées. L’agresseur revient toujours sur ces actes et n’hésite pas à récidiver. Le plus grave est que l’agresseur s’en sort toujours avec une caution. Donc le Protection Order ne sert pas à grand chose au final », fait-elle ressortir.

Même si cette dernière se dit satisfaite par cette bonne nouvelle, elle déplore toutefois l’absence de certaines mesures additionnelles. « C’est bien qu’en 2021 on vient avec la mesure de faire que des enregistrements soient recevables en cour mais on aurait pu faire plus. Pourquoi pas un jour de congé pour ces femmes qui subissent des formes de violences, mais doivent se rendre au travail le lendemain. Ces femmes méritent une attention spéciale. »

Pour la jeune femme, il faudra instituer une structure pour que cette mesure prenne tout son sens. Du côté du ministère des Genres, de la Protection de la Femme et du Développement de l’Enfant, des consultations sont actuellement en cours en ce qui concerne le programme pour la réhabilitation des agresseurs.

Catherine Prosper : il faudrait revoir le mécanisme du « Protection Order »

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