Chagos – 50 ans après leur déracinement: peur bleue des Chagossiens d’être déportés du Royaume-Uni

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 Un demi siècle après leur déracinement de leur terre natale, l’archipel des Chagos, les Chagossiens ont une peur bleue d’être déportés du Royaume Uni. C’est ce que rapporte le Sunday Mirror, samedi 19 février. Pris sous le coup d’une excision entre 1968 et 1973 par le Royaume-Uni pour aménager une base militaire américaine, quelque 3 000 se sont installés à Crawley, dans le West Sussex. Désormais, ils sont susceptibles d’être déportés, rapporte le  journal britannique, d’autant qu’ils ne sont pas nés au Royaume-Uni.

En revanche, le monde entier a pris connaissance des images exclusives de la semaine écoulée, démontrant les plages sablonneuses et les eaux bleues turquoises qui ont accueilli les Chagossiens sur leurs iles lors d’une visite.

Au fait, ils étaient cinq, dont Olivier Bancoult, le président du Groupe Refugiés Chagos à fouler le sol de l’île Peros Banhos, pour ensuite embrasser le sol. Un moment historique et hautement symbolique qui a rendu possible en marge d’un voyage d’expédition scientifique, menée sous la houlette l’ambassadeur de Maurice à l’ONU aux Chagos.

Entre-temps, les 3 000 Chagossiens de  Crawley suivaient l’événement avec appréhension. « They are caught in a bureaucratic trap which could see them separated from family because of where they were born. The injustice dates back to 1968 to 1973, when the UK deported islanders to make way for a US Air base. Families were forced on to boats and sent to Mauritius and the Seychelles. Even dogs were rounded up and gassed », écrit  Jack Clover, l’auteur de l’article.

Compte tenu du fait que certains Chagossiens se sont réinstallés au Royaume-Uni, il est soutenu que vu que leur lieu de naissance est hors du territoire britannique, certains parmi eux risquent d’être expulsés, souligne le Sunday Mirror.

« Si certains sont nés hors du territoire britannique, c’est parce que nous les avons expulsés. Ils n’ont jamais eu le choix. Nous devons réparer cette injustice flagrante », soutient pour sa part la Baronne Lister, « le parti travailliste propose un amendement au projet de loi sur les nationalités et les frontières qui donnerait aux proches des personnes expulsées une voie vers la citoyenneté britannique. »

De ce fait, ce serait “une bouée de sauvetage pour cette petite communauté installée dans le West Sussex et qui vit en permanence dans la peur.”

Chagos – 50 ans après leur déracinement:  peur bleue des Chagossiens d’être déportés du Royaume-Uni

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