Affaires judiciaires et médico-légale : ces cadavres en état de décomposition ou des énigmes non élucidés ?

Alors que le taux de criminalité est en hausse à Maurice, l’on note également que de plus en plus de corps sont retrouvés, tantôt dans des champs, tantôt en bordures de routes ou encore dans certains cas dans les ruines de bâtisses abandonnées ou terrains en friches, entre autres.

Si, dans la plupart de cas, les cadavres finissent par être identifiés, le phénomène du « corps en état de décomposition avancé » requiert davantage d’efforts, de temps et représente encore plus de travail en termes d’analyses à effectuer de la part des enquêteurs et experts du domaine médico-légale.

Des tâches herculéennes qui, très souvent, n’aboutissent, hélas, à rien car en biologie le processus de décomposition, également appelé la putréfaction, modifient complètement l’aspect et la composition d’un corps humain, animale ou encore végétale, le rendant quasi méconnaissable et de ce fait, peu analysables, dans bien des cas.

Rappelons que dans ce genre de cas, soit lors de la découverte d’un cadavre, il revient au médecin légiste de la police de déterminer la cause du décès après un examen post-mortem.

Si parfois, les conclusions font état de décès survenus par « cause naturelle », il n’en demeure, pas moins souvent, qu’il peut s’agir, dans d’autres cas, de meurtres, suicides ou autres décès suspects (NDLR ; foul play) qui ne peuvent être résolus par un simple légiste, en raison justement du fait de la décomposition, dite, avancée.

C’est donc à ce moment que les experts du Forensic Science Laboratory (FSL) entre en jeu.

Notons que chaque mois, les découvertes d’au moins deux cadavres en état de décomposition, sont rapportés à la police.

Affaires judiciaires et médico-légale : ces cadavres en état de décomposition ou des énigmes non élucidés ?

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