[Opinion] «Flash floods»: les quatre vérités de Narainsamy Seeneevassen

[Opinion] «Flash floods»: les quatre vérités de Narainsamy Seeneevassen
Les pluies torrentielles et les «flash floods» qui se sont abattues sur plusieurs régions du pays, plus particulièrement au sud, sud-est et sud-ouest, ces jours-ci ont mis à nu, certes, la vulnérabilité de l’Ile Maurice Petit État Insulaire (PEI).

Les pluies torrentielles et les «flash floods» qui se sont abattues sur plusieurs régions du pays, plus particulièrement au sud, sud-est et sud-ouest, ces jours-ci ont mis à nu, certes, la vulnérabilité de l’Ile Maurice Petit État Insulaire (PEI). S’ajoutent à cela, les effets néfastes du Changement Climatique.

Aussi, comme l’a si bien fait ressortir Narainsamy Seeneevassen, le président du Conseil de District de Savanne, il y a l’irresponsabilité et l’incivisme des citoyens qui déversent des déchets ( ordures, branchages, vieux matelas, pneus usagés…) sur les berges des rivières et des cours d’eau.

De même, les passe-droits, l’irrespect des normes environnementales et les lois du pays du pays par certains promoteurs immobiliers qui ont obstrué de drains naturels, de «Storm Drains» et d’autres passages, canalisant des eaux pluviales vers de rivières avant de se jeter dans les réservoirs ou dans la mer, ont largement contribué à aggraver la situation.

Narainsamy Seeneevassen, représentant du village de La Flora, qui dès lors de son investiture comme président du Conseil de District de la Savanne, a fait de son cheval de troie, les drains, a rappelé qu’à travers la mécanisation dans l’industrie sucrière, bon nombre de drains, traversant des champs de cannes, ont été obstrués.

Par conséquent, toutes les eaux pluviales vont en surface et dévalent sur les routes, stagnent à certains endroits, provoquant des accumulations d’eau et des inondations chez des habitations.

L’auteur de ces lignes l’a écrit et il le répète, aujourd’hui: suite aux pluies diluviennes de 2013, provoquant dans le nord du pays et ailleurs, Anil Bachoo, alors ministre des Infrastructures Publiques, avait commandité un rapport sur l’industrie sucrière concernant l’obstruction des drains naturels et autres canalisations, traversant les champs de cannes, en marge de la mécanisation, de de développement immobilier et de projets de morcellements. Mais, jusqu’à aujourd’hui, nous ignorons les résultats et les recommandations de ce rapport. Dort-il dans un tiroir? Si tel est le cas, il faudrait le dépoussiérer et prendre des actions qui s’imposent.

Or, à l’époque de la colonisation française, les anciens gouverneurs, à l’instar de Mahé de Labourdonnais, ont bâti et façonné l’Ile Maurice (ancienne Isle de France), notamment Port-Louis, Mahébourg, Souillac, Pamplemousses…en aménageant des drains naturels, de “Storm Drains”, notamment le Ruisseau du Pouce, le Canal Anglais, les drains pavés de la capitale, Pont de la Rivière des Créoles, de la GRNO… en sont les preuves vivantes.

Mais, force est de constater que plusieurs drains et «Storm Drains» dans diverses régions du pays ont été littéralement obstrués, des rivières déviées, des zones humides, des terrains marécageux comblés sur l’autel du développement. Aujourd’hui, le spectacle est affligeant. Nous en payons très cher le prix!

Face à cette situation, le PPS, Sharvanand Ramkaun, ingénieur de formation, dans une déclaration à Wazaa FM, en fin de la semaine écoulée, l’a clairement soutenu avec raison la nécessité pour l’aménagement des «cutt-off drains» en vue de résoudre les problèmes d’inondations et de «flash floods» à Maurice.

Si dans chaque collectivité locale (Conseil de District, mairie, conseil de village…) on avait un président de la trempe de Narainsamy Seeneevassen, droit, consciencieux, sans compromis, sans complaisance…,notre pays, n’aurait pas été aussi vulnérable face aux pluies diluviennes et autres calamités naturelles.

PLus que jamais, il s’avère nécessaire de tirer des leçons des quatre vérités de Narainsamy Seeneevassen, d’aménager de nouveaux «cutt-off drains», en augmentant la capacité de captage, de rouvrir des drains naturels et des «Storm Drains» obstrués à travers le pays.

[Opinion] «Flash floods»: les quatre vérités de Narainsamy Seeneevassen

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