25.3 C
Mauritius
Wednesday, April 14, 2021

Édito : « Fichu… Fisha »

- Advertisement -
Advertisements

Lors de parties de pêche, les « pêcheurs » ont plus d’un appât dans leurs sacs ou accrochés à leurs hameçons pour attirer leurs victimes, voire leurs prises. Argent ou intimidation… les hameçons sont bien garnis. C’est un phénomène — qui existe déjà depuis quelques années en terre étrangère — touche désormais les côtes mauriciennes. Dès les premiers jours du confinement, ledit phénomène s’est développé de manière spectaculaire : les comptes « Fisha ».

Sur des comptes — qui poussent comme des champignons avec le confinement — issus de réseaux sociaux ou d’applications de messagerie instantanée, principalement le Telegram, des prédateurs publient des photos et vidéos dénudées, essentiellement des jeunes filles – proies faciles. Les gérants de ces comptes « Fisha » multiplient des appels à leurs « followers » pour leur adresser des photos « nudes » de filles quotidiennement.

Et le hic, c’est qu’ils n’hésitent pas à annexer les noms et les coordonnées des victimes. Elles se voient, de surcroît, adresser des insultes et des commentaires sexuels de toutes parts. Dans la grande majorité des cas, les effets de cette conjonction d’une image intime volée sont dévastateurs.

À qui la faute ? Le débat, depuis une dizaine de jours, bat son plein et les avis sont partagés. Si les gérants de comptes « Fisha » sont pointés du doigt par l’un, d’autres sont d’avis qu’Internet et son cortège d’objets et accessoires connectés a profondément modifié le regard de nos adolescents sur la sexualité. La sexualité pour nos jeunes, c’est aussi le partage des photos intimes sur la toile, avec tous les dangers que cela comporte.

Jeunes, toile, sexualité : un cocktail explosif – n’ayons pas peur des mots – que nous parents avons sans nous rendre compte, légué à nos enfants. Hélas ! Oui parents, notre responsabilité c’est d’avoir ouvert cette fenêtre à nos enfants. Sans avoir au préalable placé des pare-chocs, des barrières et des amortisseurs.

Oui, parents, ne jetons pas tout sur les épaules des autorités, du progrès ou de la technologie, qui qu’on le veuille ou non nous rattraperons. Tôt ou tard. C’est à nous de dire « Non », « Stop » ou tout simplement « Oui » tu l’auras, mais sous contrôle. C’est comme offrir un cerf-volant à son enfant. Laissez-le s’amuser avec, mais tenez la ficelle !

Édito : « Fichu… Fisha »

- Advertisement -
Advertisements
- Advertisement -
Advertisements
diploma in IT cybersecurity in mauritius
- Advertisement -
Advertisements

Les derniers articles

Advertisements
Contact us