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Friday, June 18, 2021

[Opinion] Assassinat de Manan Fakoo: n’entravez pas l’enquête policière

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Manan Fakoo, repris de justice notoire, a été tué à coups de trois balles tirées à bout portant, dans sa voiture, à l’angle des rues Martingale et Swami Dayanand, non loin de son domicile à Beau-Bassin, dans la soirée du 20 janvier dernier. En dépit de tout ce qu’on a pu reprocher au défunt de son vivant, il était avant tout un être humain. Ses meurtriers et ses complices n’avaient pas le droit de l’abattre de la sorte. Maurice étant un Etat de droit, nul n’a le droit de se présenter en justicier.

Par conséquent, la police et les limiers de la Major Crime Investigation Team (MCIT) ont mis du temps et ont éprouvé de grandes difficultés avant de mettre la main sur un groupe de cinq suspects, cela à l’aide des images de CCTV. Dans la conjoncture actuelle, aggravée par la pandémie de Covid-19 et un tissu social de plus en plus fragilisé par une multitude de facteurs…, des volcans couvent dans certains quartiers, souffrant de mal être et rongés par le fléau de la drogue, la promiscuité, le chômage…

Dans la logique des choses, si une enquête est bien ficelée et l’affaire bien présentée en cour de justice, un crime ne reste jamais impuni. De ce fait, chaque meurtre, chaque crime… nécessite une reconstitution des faits sur le lieu du drame, cela indépendamment des spécificités de la région, où celui-ci a été commis. A chaque fois, l’exercice de reconstitution des faits se déroule sans anicroche et dans le calme.

Mais, il y a une chose qui nous reste au travers de la gorge et qui nous choque dans l’assassinat de Manan Fakoo. Comment expliquer que l’exercice de reconstitution des faits à Vallée Pitot, l’endroit où habitent les suspects, a-t-il résulté à de graves incidents, le samedi 6 mars?

Sur une vidéo, on y voit des policiers pris à partie par des individus. Les forces de l’ordre sont la cible des jets de projectiles et tentent d’évacuer les lieux. La police fait alors usage de gaz lacrymogène pour disperser la foule et vider les lieux en sécurité.

Bilan: trois véhicules de la Scene of Crime Office (SOCO), de la Dog Section Unit et de la Special Supporting Unit (SSU) ont été sérieusement endommagés par des projectiles qui ont été lancés par des individus. Scandaleux!

Il est dommage et fort regrettable qu’un bébé de cinq jours a dû être évacué en quatrième vitesse, vu que le gaz lacrymogène s’est répandu à l’intérieur de sa maison. Un état de fait fortement déploré par le député de la circonscription, Reza Uteem.

En revanche, des questions se posent: comment expliquer que les forces de l’ordre aient été prises à partie par des groupes d’habitants? Qui sont les instigateurs? Est-ce devenu une mode de s’en prendre aux enquêteurs lors d’un exercice de reconstitution des faits pour un crime ou autre délit?

Néanmoins, nous notons que l’autre l’exercice de reconstitution des faits, mené parallèlement sur le lieu du drame à Beau-Bassin, samedi 6 mars, n’a débouché sur aucun incident.

Intervenant lors d’une émission d’une radio privée, le Police Press Officer, l’Inspecteur Siva Coothen, hier, dimanche, a tenu à préciser que des gens qui n’avaient rien à faire avec l’exercice de reconstitution des faits, y sont venus créer du désordre. Il a souligné que la police est toujours à la recherche des certains fauteurs de trouble.

Nous persistons à dire que la police, les enquêteurs, les forces de l’ordre doivent avoir les coudées franches pour accomplir leurs missions. Des moyens plus musclés doivent être appliqués à l’encontre des fauteurs de troubles et des émeutiers qui tentent  d’entraver le travail de la police.

[Opinion] Assassinat de Manan Fakoo: n’entravez pas l’enquête policière

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