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[Vidéo] Des cartes sim à la traine: Y a-t-il un loop hole dans la loi ?

[Vidéo] Des cartes sim à la traine: Y a-t-il un loop hole dans la loi ?

L’audition de Kailash Harkoo devant la Commission d’enquête sur la drogue vient de lever un pan caché sur les procédures menant à l’obtention d’une Sim Card. En effet le jeune homme, accounts clerk au Happy Planet Tours, compte à lui seul pas moine de 28,000 cartes sim.

Une réalité qui n’a pas manqué d’interpeller le président de la commission, Paul Lam Shang Leen. Comme explication, le détenteur de ces cartes sim affirme que ces cartes sont achetées pour être remis comme package aux clients du Tour Operator, à leur arrivée à Maurice. Ainsi, c’est lui, Kailash Harkoo, qui prend les cartes à son nom et les remet aux clients, des touristes chinois, particulièrement.

Ce qui surprend dans tout cela, c’est comment ces cartes  retournent en sa possession, une fois les touristes quittent le sol mauricien. Selon nos informations, ces cartes Sim, remis aux étrangers, doivent être retournées quand ils quittent le pays et les cartes sont automatiquement mises hors service trois mois après leur émission.

Toutefois, tel n’a pas été le cas, puisque certaines de ces cartes sont en possession des détenus qui s’en servent pour communiquer avec l’extérieur.

A qui la faute ?

Serait-ce l’accounts clerk lui-même ou la négligence vient de la compagnie qui émet les cartes. Que prévoit la loi concernant le nombre de cartes sim qu’un individu peut détenir ? Qui veille à ce qu’une carte sim qui est censée opérationnelle pendant trois mois seulement, ne continue pas à être utilisée ?

Nous sommes allés aux informations et on nous explique que ni la compagnie touristique, ni la compagnie de téléphonie en question n’aurait soupesé les conséquences désastreuses que cette pratique pourrait amener.

La compagnie de distribution de ces cartes peut-elle être blâmée pour manque de diligence ? Nous avons mené notre petite enquête pour constater comment une carte sim est octroyée à un individu. Comme on peut le constater, il n’y a pas d’enquête approfondie pour vérifier la bonne foi du détenteur d’une carte sim, quant à la façon qu’il compte utiliser sa carte. Ceci pourrait expliquer la facilité avec laquelle un détenu peut posséder une carte sim.

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