Actualités

Travailleurs étrangers : Un mal nécessaire qui fait mal à nos chômeurs

Travailleurs étrangers à Maurice – « Un trafic de coolies modernes », selon la presse indienne

Travailleurs étrangers : Un mal nécessaire qui fait mal à nos chômeurs

Desiré Guirdharry, vice-président du Mauritius Trade Union Congress (MTUC)  affirme qu’il ne comprend pas pourquoi le gouvernement autorise l’arrivée de travailleurs étrangers dans tous les secteurs.

« Il n’y a pas de garde-fou pour établir les critères sur lesquels ils viennent à Maurice, » souligne-t-il. Il déplore qu’on fait venir les travailleurs étrangers alors que le taux du chomage à Maurice est conséquent.

D’autre part, Pravind Jugnauth a annoncé dans le Budget 2017/2018 qu’il va étendre le contrat de 8 ans à des travailleurs d’autres secteurs, tel celui de la construction. Le gouvernement étendra cette facilité aux étrangers également pour la fabrication de meubles et l’agro-industrie.

Desiré Guirdharry avance qu’il n’est pas certain que ces travailleurs retourneront dans leur pays après la période de 8 ans. « Ils pourront décider de se marier et s’installer à Maurice. »

Il pense qu’il y a un risque à ce que les mauriciens seront sans emplois et pays sera envahi par les étrangers. Le vice-président du MTUC n’écarte toutefois pas la nécessité de travailleurs étrangers dans certains secteurs.

Il pense qu’il faut encourager les mauriciens à rejoindre le textile, le secteur manufacturier ou la construction. Il ajoute qu’il faut inclure les Rodriguais également,au lieu de recruter ailleurs.

Reeaz Chuttoo de la Confédération des Travailleurs du Secteur privé (CTSP), explique que Maurice est un pays où il y a un affaiblissement dans le taux de natalité. Nous serons dans l’obligation d’avoir recours à la main d’œuvre étrangère. Mais le secrétaire général de la CTSP ne souhaite toutefois pas qu’avec cela,  il  existe une situation de précarité par rapport à l’emploi des Mauriciens. Reeaz Chuttoo souligne qu’il faut mettre des paramètres afin que l’embauche des étrangers ne se fasse pas au détriment des mauriciens.

Pour Reeaz Chuttoo, le fait que le MTUC demande à ce que les Rodriguais soient recrutés au lieu des étrangers, n’est que du « populisme syndicale. » Il insiste qu’on ne peut engager les Rodriguais car il faut aussi voir leurs aptitudes. Ces derniers sont plus concernés avec l’agriculture ou la maçonnerie. Il faut leur donner une bonne formation avant qu’ils rejoignent des secteurs tels que l’informatique.

Nous avons aussi contacté Radhakrishna Sadien, président de la Government Employees Services Association (GSEA). Il suggère qu’il faut avant tout faire une étude sur le nombre de travailleurs étrangers à Maurice. De plus, Rodrigues fait partie intégrale de Maurice. Il faut alors « protéger les employés de la République de Maurice. »

Faisant référence au contrat de 8 ans des étrangers, Radhakrishna Sadien estime que cette mesure n’est pas convenable sans faire des études, car, il y a plusieurs étrangers qui sont en situation illégale. Par ailleurs, il souligne qu’il faut moderniser certains métiers. « Bizin revalorise travayer manuel, » soutient-il.

Selon Radhakrishna Sadien, il faut aussi réviser la situation du chômage. Il faut revoir les institutions tertiaires afin qu’elles produisent des diplomés qui trouveront un emploi. Il parle ici du « skills mismatch. »

Le président de la GSEA estime aussi qu’il faut analyser les raisons qui découragent les mauriciens vers certains métiers.

To Top