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Accusé de triple meurtre au Canada : Shakti Ramsurrun demande pardon

Accusé de triple meurtre au Canada : Shakti Ramsurrun demande pardon

Au palais de justice de Gatineau au Canada, le Mauricien Shakti Ramsurrun, accusé du meurtre de son épouse et de ses beaux-parents, a raconté vendredi le 12 mai comment le drame s’était produit. Le présumé meurtrier de 33 ans a dit qu’il attendait depuis cinq ans pour donner sa version des faits. C’est du moins ce que rapporte LaPresse.ca, un site d’information au Québec.

À la barre des témoins, le Mauricien a donné des détails sur ce drame du 23 mai 2012. C’était dans la résidence de ses beaux-parents à Gatineau. Ce soir-là, Louise Leboeuf, la belle-mère de Shakti aurait dit au Mauricien qu’il n’avait plus de raison de rester chez eux et qu’il n’avait plus de droit sur son bébé. Le présumé meurtrier était en conflit avec Mme Leboeuf, car, selon lui, Louise Leboeuf contrôlait la vie de sa fille, surtout en ce qu’il s’agissait les décisions de sa fille concernant l’enfant du jeune couple. Shakti Ramsurrun voulait partir, se voyant sans avenir au Canada.

« Louise est dans l’entrée. Elle crie. Anne-Katherine est dans l’escalier. Claude me tient l’épaule. Puis il y a du sang partout. Tout le monde était blessé. Je me demandais : “Qu’est-ce qui se passe ?” Louise est dans mes bras. Il y a beaucoup de sang. Elle est blessée. Elle me donne une lettre et me dit : “Je vais te sauver” et demande une feuille pour écrire. C’était tellement vite. Elle m’a dit : “Prends soin d’Aryan (le bébé). Tout est à lui.” J’ai vu Claude. Je ne comprenais pas. Il y avait Anne-Katherine. Elle était tellement adorable. Je ne savais quoi faire. » a relaté Shakti Ramsurrun le 12 mai lors du procès.

LaPresse.ca rapporte que les trois victimes ont été poignardées à des dizaines de reprises. Le beau-père de Shakti a été attaqué au dos, les femmes à l’avant du corps. La police a saisi des couteaux de cuisine.

Le Mauricien a dit avoir nettoyé la scène avant de fuir avec le bébé à Ripon. «Je ne peux pas expliquer comment ça s’est passé », a raconté l’accusé, lors de son témoignage. «Qui j’ai poignardé en premier ? Je ne sais pas, dit-il. Je ne peux pas vous expliquer ce qui s’est passé.» déclare l’accusé. «Ce n’était pas préparé», a lancé Shakti Ramsurrun. «On ne tue pas les gens… On est bien élevés. C’est juste une histoire d’amour qui a mal tourné. Je suis prêt à demander pardon à tout le monde, à la société. Je veux seulement une sentence juste et équitable.»

L’accusé a dit que sa famille souffrait de cette situation à l’île Maurice. Elle serait mal vue à cause de ses actes allégués au Canada.

Le contre-interrogatoire de Shakti Ramsurrun commence ce lundi 15 mai.

Sources : http://ici.radio-canada.ca
http://www.lapresse.ca

 

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