Cinéma

Le gouvernement s’exprime sur la controverse actuelle

Le gouvernement s’exprime sur la controverse actuelle

Le gouvernement s’exprime sur la controverse actuelle

Ces dernières semaines en Inde, les partis d’extrême droite n’ont cessé de manifester pour l’interdiction des artistes pakistanais à Bollywood. Des manifestations entendues par une unions de producteurs, malgré l’absence de décret officiel du gouvernement. Cependant, hier les choses sont allées un peu plus loin encore puisqu’une association de patrons de cinémas ont déclaré qu’ils ne diffuseraient aucun film contenant des artistes pakistanais, incluant Ae Dil Hai Mushkil, Dear Zindagi etRaees dans le lot, bien qu’ils aient été tournés avant les attaques d’Uri ayant relancé le débat. Cette association pourrait concerner quatre états indiens et force est de constater que cette interdiction locale pourrait faire souffrir ces films en terme de box-office, d’autant qu’ils subiront tous les trois un clash. Le déséquilibre est évident, alors il y a forcément de quoi inquiéter les producteurs de ces films, d’autant que l’association de producteurs avait donné la garantie que les films déjà tournés n’auraient pas de problème de diffusion.

Quelques heures après l’annonce des cinémas, un membre du Ministère de l’Intérieur a été interrogé sur la question des artistes pakistanais travaillant en Inde…et sa réponse s’oppose aux revendications des partis extrémistes. “Le gouvernement indien n’a aucun problème pour ce qui est de valider les visas de n’importe quel artiste pakistanais… Nous n’avons pas de problème à donner des visas. Si une personne en fait la demande et remplit les condition, elle l’obtiendra. Nous n’allons pas refuser les visas de nationalité pakistanaise” déclare-t-il. Voilà qui constitue une première intervention officielle du gouvernement, qui était resté silencieux depuis de très longs jours. Autre soutien précieux, la Film & TV Producers Guild a exigé une sortie sans aucun trouble pour les trois films en question. C’est également le cas de Pahlaj Nihalani, personnage éminent dans l’industrie puisqu’il est le président du CBFC (Censor Board Film Certification) mais qu’il est également célèbre pour ses idéaux conservateurs et son soutien envers le parti de Narendra Modi. Espérons que ces institutions servent de contre-balance et permettent à ce que la controverse s’apaise. Il serait d’ailleurs urgent de retrouver l’assurance d’être diffusé dans toutes les salles puisque la sortie de Ae Dil Hai Mushkil approche à grands pas et que le nombre d’écrans aura un rôle important à jouer dans ce clash colossal.

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