Cinéma

Bande-annonce de « Befikre » !

C’est certainement la romcom la plus médiatisée de cette fin d’année en Inde. Tourné majoritairement à Paris, Befikre marque la quatrième réalisation d’Aditya Chopra en 21 ans de carrière mais également sa première réalisation sans Shahrukh Khan à l’écran. Et pour cette transition, le réalisateur a déclaré vouloir essayer quelque chose de plus léger, de plus jeune et de plus osé. Avec Ranveer Singh et Vaani Kapoor au casting, on s’attendait donc à un ton complètement nouveau, voire même légèrement provoc pour le public indien, avec les affiches composées de baisers qui ont créé une petite polémique chez les médias locaux. Ayant pu suivre une bonne partie de la cérémonie de lancement sur Periscope, j’avoue avoir passé un excellent moment entre Ranveer faisant répéter les dialogues de Bajirao Mastani avec son énergie extrême habituelle, Vaani avouant son admiration pour Audrey Tautou et Ranveer la sienne pour Vincent Cassel et Gaspar Noé…bref, la cérémonie de lancement était une franche réussite. Mais qu’en est-il de la bande-annonce en elle même ?

Aditya Chopra nous avait prévenu que ce film se démarquerait dans sa filmographie et c’est le cas ! Befikre nous tonne de ton avec cette bande-annonce fraiche, jeune, sexy et assumant complètement son envie d’être moderne. Voilà qui devrait faire grincer les dents du public familial plus conservateur en Inde, car si le public français y trouvera une comédie romantique habituelle, la provocation semble assumée avec des séquences sensuelles abordées avec une légèreté novatrice pour le cinéma mainstream indien. Au-delà de ces points, l’esthétique est à la fois soignée et séduisante, la musique dynamique convient parfaitement au thème et l’alchimie entre le duo semble évidente. Si on attendait de Ranveer qu’il enflamme l’écran, force est d’avouer que Vaani semble être la belle surprise du film alors qu’elle était plutôt transparente dans son premier film. On retiendra de cette bande-annonce une modernité rafraîchissante, un ton vraiment novateur en Inde et un tacle adressé par le réalisateur à ses éventuels détracteurs au détour d’un dialogue prononcé par Vaani : se retourner c’était dans les années 90. Aditya se moque gentiment de son propre DDLJ et tente certainement de s’émanciper ici en s’enlevant la pression de toujours faire mieux. Mais au final, DDLJ avait été d’un modernisme révolutionnaire en 95. Plutôt qu’un changement radical de style, on pourrait voir ici la suite logique et modernisée du cinéma romantique vu par Aditya Chopra.

To Top