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Maltraitance des enfants : Situation de plus en plus ingérable

Maltraitance des enfants : Situation de plus en plus ingérable

La maltraitance des enfants est d’actualité. Des bourreaux sévissent et la police fait de son mieux pour les repérer et sanctionner. La situation est de plus en plus alarmante. Quels sont les remèdes ? Éléments de réponse dans notre dossier de cette semaine.

La situation dans le pays est de plus en plus ingérable alors que Maurice a signé la Convention internationale des droits des enfants en juillet 1990. Marie-Lourdes Lam Hung, avocate, avait publié en 2013 ‘The Rigths Of The Children In Mauritius’. Un ouvrage axé sur les droits des enfants à Maurice.

Dans une étude, Loga Virasawmy, présidente de Gender Links, a démontré qu’un enfant qui vit dans un climat de violence finissait par croire que la violence est une chose normale. Au lieu d’agresser leurs enfants ou les font prostituer, les parents doivent jouer leur rôle, c’est-à-dire responsabiliser leur progéniture. Le gouvernement doit davantage s’impliquer dans la lutte contre la maltraitance des enfants.

Edley Maurer, président de l’ONG Safire, dont l’organisation lutte contre le fléau des enfants des rues, nous confie que « nous sommes signataires de la Convention des droits des enfants et nous avons pris un engagement pour protéger

l’enfance ».

Il est d’avis que l’État mauricien devrait donner aux enfants une éducation de qualité. « Nu kone ki system edikatif pa fit car les enfants que le système produit laissent à désirer. » Le président de l’ONG Safire conclut en disant que le Président de la République Kailash Purryag avait mentionné lors du discours programme que le gouvernement soutiendrait les enfants.

Les parents ne sont pas totalement à blâmer car la société n’a pas joué son rôle. Elle a laissé sur la touche une frange de la population. Le gouvernement doit veiller au grain. À la suite d’une requête de la police, une cour de justice émet un Emergency Protection Order pour enlever la garde d’enfants des parents oppresseurs.

« Shelters »

Inside News a approfondi ses investigations. Sur les 21 ‘shelters’ pour les enfants à Maurice, cinq uniquement sont gérés par le gouvernement. Aurore Perraud, ministre  de l’Egalité des Genres, n’était sans doute pas satisfaite des visites qu’elle a effectuées dans les abris. C’est la raison pour laquelle elle avait réclamé la mise en place d’un Fact-Finding Committee.

Le gouvernement ne peut laisser au secteur privé le soin de s’occuper des ‘shelters’ car l’enjeu c’est l’avenir des enfants. L’éducation qu’ils reçoivent va forger leur personnalité.

Il faut absolument éduquer les parents sur la façon de traiter un enfant. Il y a beaucoup d’enfants innocents qui sont maltraités et les adultes en profitent de cette situation. Les  enfants ne sont pas bien informés des lois. Les cas rapportés ne sont qu’une infime partie de la réalité car il y en a plusieurs qui ne sont pas étalés sur la place publique par peur de scandales.

Le combat contre la maltraitance des enfants est l’affaire de tout un chacun. Les cas d’abus sur les enfants doivent être absolument dénoncés à la Child Development Unit et à la police. Dans le discours du budget, le ministre des Finances avait annoncé la révision à la hausse de 50 % de l’effectif de la CDU. La Children Protection Act doit être révisée pour que les sentences contre les agresseurs soient plus sévères.

Il ne faut pas oublier qu’il y a bon nombre de couples aisés qui peuvent offrir aux enfants orphelins tout ce qu’ils ont besoin. Mais la loi sur l’adoption est très rigide. Les ONG qui militent contre la maltraitance des enfants doivent aussi être encadrées par le gouvernement.

Elles doivent absolument bénéficier d’un apport logistique de la part des autorités. Des campagnes agressives doivent être organisées pour sensibiliser les enfants à leurs droits les plus fondamentaux. Il faut que l’Ombudsperson for Children s’implique plus dans la lutte contre la maltraitance des enfants après les récents faits divers.

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