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Écosse : un nouveau référendum sur l’indépendance

Écosse : un nouveau référendum sur l’indépendance

La Première ministre écossaise Nicola Sturgeon a annoncé ce jeudi 13 octobre son intention de présenter un nouveau projet de loi pour un référendum sur l’indépendance de l’Écosse.

C’était à l’occasion de l’ouverture du congrès de la Scottish National Party (SNP) indépendantiste, à Glasgow.

Pour Nicola Sturgeon, cela devient une nécessité pour préserver les intérêts de l’Écosse. Elle ajoute que c’est l’action et le discours du gouvernement de Theresa May qui force l’Écosse à prendre cette voie.

L’Écosse, qui dispose d’un gouvernement et d’un parlement régional séparé du parlement de Westminster, a voté à 62 % pour rester dans l’Union européenne lors du référendum du 23 juin (la saga du Brexit) et entend continuer de garder des liens forts avec l’Union européenne.

Ce qui a provoqué ces nouvelles velléités indépendantistes : le gouvernement régional écossais avait réclamé de pouvoir influer sur les négociations Londres-Bruxelles, pour pouvoir préserver ses relations avec l’Europe ; ceci dans le cadre de l’activation de l’Article 50 du traité de Lisbonne, qui enclenchera la procédure de divorce entre le Royaume-Uni et l’Union européenne. Or la Première ministre britannique, Theresa May, refuse de laisser le parlement régional écossais influer sur les négociations avec l’Union européenne. Mme Sturgeon, estimant que nier au Parlement écossais le droit de s’exprimer sur la question constituerait « un acte de vandalisme constitutionnel ».

Mme Sturgeon a également dénoncé l’action du gouvernement de Theresa May qui attise la « xénophobie » des Britanniques en faisant des immigrants européens « des boucs émissaires ». Pour rappel, Theresa May avait annoncé début octobre plusieurs restrictions sur l’immigration, ce qui soulève actuellement un tollé au Royaume-Uni et provoque la chute du livre sterling.

« Je ne pense pas que les gens ont voté pour ça. Ils n’ont pas voté pour jeter la rationalité économique avec l’eau du bain. Ils n’ont pas voté pour que nos entreprises soient confrontées à des barrières douanières ou que nos vacanciers aient besoin de visas », a-t-elle déclaré, estimant que le Brexit allait coûter 80 000 emplois à l’Ecosse.

Lors du référendum de l’indépendance de l’Écosse en 2014, les Écossais avaient voté à 55 % contre. À l’époque, « vous nous aviez dit que l’Écosse était un partenaire égal au sein du Royaume-Uni. Le moment est venu de le prouver », a réclamé Mme Sturgeon, estimant que c’est le gouvernement conservateur de Mme May qui l’oblige aujourd’hui à vouloir un autre référendum sur l’indépendance. « L’Écosse n’a pas choisi d’être dans cette situation. Votre parti nous y a plongés », a-t-elle insisté.

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