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Tollé en Grande-Bretagne après les déclarations de Theresa May hostiles aux étrangers

Tollé en Grande-Bretagne après les déclarations de Theresa May hostiles aux étrangers

Tollé en Grande-Bretagne après les déclarations hostiles de Theresa May aux étrangers

De nombreuses voix, chez les travaillistes comme chez les conservateurs, se sont élevées pour dénoncer les mesures annoncées par Theresa May.

La Première ministre britannique voulait ficher les entreprises qui emploient des étrangers. Selon des observateurs, elle a compromis l’image of openness du Royaume-Uni, aggravé les conséquences du Brexit pour l’économie britannique et fait chuter la livre sterling.

Le gouvernement May a dû faire marche arrière sur son projet de loi visant à exiger des employeurs qu’ils publient la liste de leurs salariés étrangers. Plusieurs ministres ont été envoyés sur les plateaux de télévision, ce dimanche 9 octobre, pour expliquer que ces données seraient collectées, mais ne seraient pas rendues publiques.

Lors du congrès du Parti conservateur début octobre, plusieurs mesures destinées à répondre aux attentes anti-immigration des électeurs lors du référendum sur le Brexit avaient été annoncées par Theresa May. Ainsi, les entreprises qui préfèrent embaucher des étrangers plutôt que de former des Britanniques seraient sur une liste publique. De nouvelles restrictions seraient mises sur pied quant aux nouveaux étudiants étrangers. Le ministre de la santé avait aussi indiqué que le système de santé allait devoir se passer de médecins étrangers.

Après les acclamations du congrès, le retour de la manivelle a été rude pour Mme May. Le leader des travaillistes, Jeremy Corbyn, a estimé que le Parti conservateur avait « touché le fond en soufflant sur les braises de la xénophobie. » Nicola Sturgeon, la Première ministre Ecossaise, a qualifié de ‘hideous’ les restrictions du gouvernement May. Des conservateurs et des hommes d’affaires se sont élevés dans le même sens. Steve Hilton, un ancien conseiller de David Cameron et pro-Brexit, a trouvé les mots les plus percutants pour le projet de fichage des entreprises ouvertes aux étrangers : « Le gouvernement aurait pu annoncer que les étrangers se fassent tatouer un numéro sur l’avant-bras », ironise-t-il dans le Sunday Times.

Carolyn Fairbairn, la présidente de la Confederation of British Industry, la principale fédération de chefs d’entreprise, a mis en garde lundi contre le risque de « fermer les portes. »

La City et le monde des affaires reprochent à Theresa May de privilégier la baisse des flux d’immigration au détriment de l’économie et de l’emploi et de rester sourds à leurs avertissements. Selon des estimations, un « hard Brexit » pourrait coûter jusqu’à 9,5 % du PIB britannique.

Notons que la valeur de la livre sterling avait connu une baisse de 18 % face au dollar US depuis le discours de clôture de Theresa May le 02 octobre.

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