Cinéma

Shah Rukh Khan à cœur ouvert : « J’ai signé pour des films afin de ne pas être au chômage »

Shah Rukh Khan à cœur ouvert : « J’ai signé pour des films afin de ne pas être au chômage »

Il est devenu au fil du temps une légende du cinéma indien, voire le roi de Bollywood. Pourtant, Shah Rukh Khan n’est pas devenu acteur par passion. Deux raisons ont motivé son choix. La peur de ne pas réussir et d’être au chômage…

SRK est devenu une idole pour des millions d’Indiens. Superstar reconnu à travers le monde, il est aujourd’hui, âgé de 51 ans et compte plus de 80 films à son actif. L’homme au 14 Filmfare Awards est revenu sur les points forts de sa vie lors d’un séminaire récemment. Ainsi, nous apprenons qu’enfant, il a affronté, comme ces millions d’enfants indiens, la misère.

« J’ai été, tout le temps, terrifié par l’échec. Je suis issu d’une famille très modeste, j’ai vu tant d’échecs. Mon père était un être formidable mais il a échoué dans sa carrière. Ma mère aussi a échoué d’une certaine façon. Elle est restée à mes côtés assez longtemps pour me voir devenir l’acteur que je suis maintenant. Et ça laisse un vide. Nous étions très pauvres », a souligné SRK. Après avoir vu ses parents affronter des moments difficiles, l’acteur n’avait qu’un but… réussir ! « La pauvreté n’est pas une expérience facile car elle est à la base même de la peur, de l’anxiété et de la dépression. Plusieurs fois, j’ai vu mes parents passer par des moments difficiles. Quand mes parents sont décédés, j’ai vu la pauvreté comme un échec. Mais je ne voulais pas être pauvre… »

Même s’il porte un nom de famille lié au cinéma indien, le cinéma et Shah Rukh Khan, c’était comme la mer et le ciel. « Je me suis joint à Bollywood non pas par désir ou par passion. Pour être honnête, c’était juste par peur de l’échec et de la pauvreté. J’ai signé pour des films dont d’autres acteurs avaient décliné. Il y a même des cas où les producteurs ne pouvaient trouver quelqu’un d’autre. J’étais comme une roue de secours. » Mais Khan et Bollywood, ça ne fait finalement qu’un. Le badshah de Bollywood avait le destin tout tracé pour réussir. Le talent qui sommeillait en ce jeune homme lui a ouvert le chemin de la gloire. « Quand j’ai eu la chance de travailler dans ces films-là, je les ai saisis à deux mains. C’était le timing idéal, il avait beaucoup de gens autour de moi, ce qui m’a davantage motivé pour travailler vraiment dur et je suis ainsi devenu une grande vedette. »

Coup d’essai coup de maître avec le film Deewana en 1992. 25 ans plus tard, on ne compte plus ses succès au box-office. Ce qui lui fait avancer : « Cela veut dire que parfois dans la vie, nos succès ne sont pas directement liées à nos actions. Parfois le succès arrive comme ca… accidentellement. Bref, c’est le destin. Nous prenons du crédit de tout cela, je le prends parfois, sans avoir honte. Je pense sincèrement que le vrai succès passe par la peur d’échouer. Si vous n’avez pas assez peur de perdre, d’échouer, c’est peu probable que vous puissiez réussir. Ce n’est pas très plaisant de goûter à l’échec mais des fois nous devons en faire l’expérience. Servez-vous de cette peur pour réussir dans la vie », devait-t-il conclure.

 

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