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Gérard Sanspeur : « Maurice peut devenir le numéro 1 dans la région en matière de blockchain »

Gérard Sanspeur : « Maurice peut devenir le numéro 1 dans la région en matière de blockchain »

BLOCKCHAIN

Gérard Sanspeur : « Maurice peut devenir le numéro 1 dans la région en matière de blockchain »

La technologie blockchain pourrait bientôt s’implanter à Maurice. Lors d’un séminaire le 15 septembre à Ebène, Gérard Sanspeur, le chairman de la Board of Investment (BoI), a présenté les avantages de la technologie blockchain pour plusieurs secteurs de l’économie mauricienne.

Blockchain correspond à une technologie de stockage et de transmission d’informations. Elle est entièrement transparente, sécurisée à 100 % et fonctionne sans organe central ou intermédiaire. Blockchain est considérée comme une technologie révolutionnaire qui va façonner l’avenir en raison de sa capacité à fournir une information fiable et de haut niveau à un large éventail de parties intéressées.

Gérard Sanspeur explique les nombreux avantages et utilités de cette technologie pour la société mauricienne. Blockchain pourrait être appliquée sur le marché financier, le secteur médical, les services gouvernementaux, les marchés énergétiques, les chaînes d’approvisionnement, les applications smart, le commerce mondiale, voire même dans le domaine humanitaire ou dans le monde artistique et musical.

Cependant, il serait nécessaire de créer une vraie conscience de l’importance de cette technologie parmi les stakeholders de la société mauricienne et de mettre sur pied le cadre législatif approprié. Selon le Chairman de la BoI, Maurice pourrait devenir le numéro 1 dans la région en matière de blockchain vu que plusieurs projets pourraient d’ores et déjà voir le jour rapidement.

Zoom sur la blockchain

La blockchain est une nouvelle technologie qui offre la possibilité d’éliminer l’intervention de tiers pour le traitement d’une transaction numérique. Par exemple, dans le domaine financier, nous demandons généralement à une banque ou à une société de carte de crédit d’agir comme un intermédiaire financier, qui établit l’identité des intervenants, approuve le paiement en ligne et enregistre la transaction correspondante. Avec blockchain, on peut échanger de l’argent ou d’acheter un produit ou un bien en toute sécurité sans compte bancaire. On peut même le faire au-delà des frontières.

La première blockchain est apparue en 2008 avec la monnaie numérique bitcoin. Aujourd’hui de nombreux stakeholders (entreprises, gouvernements etc.) envisagent l’utilisation de la technologie blockchain pour des cas autres que la monnaie numérique. Le caractère décentralisé de la blockchain, couplé avec sa sécurité et sa transparence, promet ainsi des applications bien plus larges que le domaine monétaire. Ainsi blockchain peut être utilisée pour le transfert d’argent, des titres, des actions ou des obligations. Blockchain est aussi un gigantesque registre : toutes les transactions peuvent être retracées et aucune entrée ne peut être effacée, ce qui empêchera les fraudes. Il faut aussi mentionner les smart contracts où les obligations contractuelles sont exécutées automatiquement.

Les champs d’exploitation sont immenses : banques, assurance, immobilier, santé, énergie, transports, vote en ligne… Des blockchains pourraient remplacer la plupart des intermédiaires centralisés (banquiers, notaires, cadastre…). Le World Economic Forum estime qu’en moyenne, 10 % du PIB (produit intérieur brut) mondial pourrait être stockés avec blockchain.

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