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Controverse autour d’un contrat de Rs 1,6 milliard alloué à Sotravic Ltd

Controverse autour d’un contrat de Rs 1,6 milliard alloué à Sotravic Ltd
Controverse autour d’un contrat de Rs 1,6 milliard alloué à Sotravic Ltd

Gestion du centre d’enfouissement de Mare Chicose : Controverse autour d’un contrat de Rs 1,6 milliard alloué à Sotravic Ltd

Serait-ce un des plus gros scandales qui pourrait ébranler le marché des des contrats publics ? Tout porte à croire que Sotravic Ltd n’aurait pas informé le Central Procurement Board (CPB) que la compagnie avec laquelle il était en joint-venture était sous le coup d’un « dessaisissement pour insolvabilité » au moment où elle a décroché un contrat de Rs 1,6 milliard pour la gestion du centre d’enfouissement de Mare Chicose.

C’est le 14 janvier 2014 que le contrat a été alloué à Sotravic pour une période de 10 ans. L’appel d’offres avait été lancé en août 2013 et les deux sociétés les mieux placées pour décrocher le contrat étaient Sotravic-Eneotec et JV Enviroserv Waste Management (Pty)/Atics Ltd. Au terme de l’exercice d’évaluation, l’offre de Sotravic, qui avait assuré la gestion du Landfill entre 2003 et 2013, avait été retenue pour un montant de Rs 1,590,414,152.

Or, dans un document déposé au Central Procurement Board (CPB), il est allégué que le partenaire de Sotravic, dont le siège était basé à Essen en Allemagne, faisait face à des difficultés financières.

Eneotec, anciennement connu comme Bilfinger Berger, avait été placé sous une « insolvency administration ». Des articles de presse en Allemagne font état de la demande d’une procédure d’insolvabilité le 28 mars 2013. Le groupe de sociétés avec un chiffre d’affaires annuel d’environ 50 millions d’Euros est cité comme un spécialiste engagé dans le domaine de la construction, des décharges de déchet et d’assainissement entre autres.

Eligibilité mise en question

Un certain Dr. Christoph Nieringvon Niering aurait même été nommé comme liquidateur du groupe allemand.
L’autre élément qui confirme que le partenaire de Sotravic n’était pas « éligible techniquement et financièrement » au moment de l’évaluation des offres par le CPB, c’est que des documents officiels indiqueraient que la restructuration du goupe avait été achevée « avec succès » grâce à l’adoption d’un plan d’insolvabilité »… le 17 décembre 2014.
Or, comme indiqué plus haut, le contrat avait été alloué le 14 janvier 2014. D’autres éléments laissent indiquer qu’une partie des filiales d’Eneotec avait été transféré au Royaume-Uni.

La question qui reste posée est comment la compagnie Sotravic a-t-elle pu participer à cet exercice d’appel d’offres en partenariat avec une société sous insolvable ? Du côté du ministère des Administrations régionales on renvoie la balle au ministère de l’Environnement, en avançant que le Solid Waste Division « tombe désormais sous la responsabilité de ce ministère ».
« Le ministère des collectivités locales mieux placé »

Contacté au téléphone, une préposée de Sotravic a déclaré que seuls les managers sont aptes à faire une déclaration à ce sujet et que « malheureusement aucun des managers n’est au bureau ». Elle nous a prié de rappeler lundi.

Pratiquement le même son de cloche a été enregistré du côté du Procurement Policy Office (PPO). Un officier du PPO nous fait comprendre que « on a eu vent de cette affaire. Pour l’instant on ne peut rien dire. On laisse le soin au ministère des officiers des Collectivités locales de s’en charger, car ils sont les mieux placés pour enquêter ». à noter que le but principal de la création du Procurement Policy Office est de fournir un mécanisme pour assurer la surveillance et le suivi de la performance et des progrès du système d’appel d’offre à l’île Maurice.

Qui pourra donc nous éclairer sur cette affaire qui recèle un étrange parfum de scandale.

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